mardi 19 janvier 2010

elle n'arrive pas à trancher.

Ma bite en posthume comme Agnés Varda
Non merci
Je n'ai plus le choix
Je veux faire pleurer les foules
Puer la moule
Comme Sheila
Dix ans auparavant
Ca saigne maintenant
//
Je n'ai pas de mots
Amnèsie gènètique
L'oubli
Je me suis désappris
(pertes blanchâtres)
Sécrétion de vie
//
Des racines, des branches
Sous lesquels des deux ?
Sont racines / sont branches
Dans l'air
Dans la terre
Mais lequel des deux
A enfoui en moi ?
//
Le bonheur est de connaître ses profondeurs sans striller sa surface.
//
"L'absence est une solitude orgueilleuse"
//
A peine entré
En colère
Dans ce vide intérieur
Que je crie
A la lueur de mes pas

Par terre salé
Ou les autres s'étalent
Saignée de traces
A travers
L'insatisfaction

De mes mots
Je suis
J'assiste
Au noyau qui brûle
Dans le foyer
//
La misère
Dans son arc
Sous ses flèches
A travers une cible béante.
//
Mourons subitement
Engouffrons-nous
Jusqu'au corps
Âmes soufflées
Dans un dédale de vie
Que l'on creuse à l'année
//
Je suis ici
Ici
Sans place
Au pied de la place.
//
Tout un regard du rien.
//
A trop crever pour voir grandir
Les tourterelles grises
//
Je déchire ton image
Celle ou tu sentais bon
//
Poche de vie secrète
J'éternue là dedans
//
la dent contre
//
Panoramique sur tapis vert
//
Ce soir rien ne s'est dit
Et les mots meurent tranquilles.

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