samedi 2 janvier 2010

// compulation //

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nous rencontrons
le reflet du désir
gueule béante,
dans ce corps
à affronter
là ou les points de la droite
s'établissent.
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limbes améliorées,
acoustique.
tu me hurles
dans ce corps,
tes yeux sont un manteau.
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appel / appel
l'appel
la boule au ventre
la marche à suivre
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je numérote sans cesse sur le dos d'un piano.
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appel / appel
attente
il n'y a seulement personne
et ta pensée qui me vente.
les mains sont froides, moites,
gelées,
réverbération d'une chaleur retrouvée.
le cri intérieur.
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salissure de luxe pour tes beaux souliers.
la peau de fruit s'étale,
sur par terre corrosif,
instantané.
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chaque jour
revêtir son manteau,
sinuer la montagne qu'il nous vient de bâtir.
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la question d'y revenir pour apaiser,
son sang.
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sous les fauteuils
palefrenier de la structure d'acier
je vomis la nonchalance déguisée
"ne vous écoutez pas, prononcez"
entamer les restes
et de sentir l'ampoule qui se perce au pied droit.
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parler haut contre ces dix quarante
aux quatre coins du mur, les voix.
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cellule précaire,
mie de pain.
les meubles se félicitent
de leur bois si plastique.
nous connaissons la fin du texte
lorsque les verres se renversent,
nous appuyons les deux seins:
l'odeur.
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la vie est une planche à désir
découpe séculière,
deux parts,
un milieu de questions.
la vie, un désir
ma personne en question
sur la planche.
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j'entrevois sa peau
j'entresens son odeur
à la percée
au bassin de la naissance du monde
je jouis
des narines
elle embaume la place publique
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schéma de vie, un pas dans la neige
on glisse
les sexes se rencontrent et crient,
en ronde
à l'occasion.
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ma main dans ta terre,
la peau de l'arbre
les feuilles heureuses.
je suis une fibre musculaire
au ventre vide
j'embrasse ton âme entière,
je déchire ces années.
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les villes et les idées
aux commissures des corps
parlent doucement.
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"malaxe ma présence avec tes phalanges"
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il vole des plumes
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