lundi 29 mars 2010

la texture du temps.

Si je veux un enfant
D'une femme ou d'une autre
Pour créer
Un Homme

--

A deux, à deux
Un, deux
Petits oiseaux
Libres, à l'abri
Dans l'arbre
S'embrassant
Pour quelle raison
(entre toi et moi)

Eux savent
Seuls ignorants
Eux, les deux
Harmonie de conscience
En sifflant
Les mélodies sans nom
D'une influence sur l'autre

Une, deux
Les ailes se déploient
A petits pas.

--

Nous nous accompagnons
Plus ou moins bien
Encore et encore
selon le temps

--

L'Homme
L'Homme
L'Homme
L'espace
L'action

--

la seule propriété
Intellectuelle
Corporelle
On se vend

--

Ma poche secrète
Baignée
Dans ce jus de cerveau
Les flotteurs
Immergés
Aux profondeurs
Narguent la berge

Rattaché
Au bouchon
Par un fil
Je coule, je coule
Respiré
Par le temps d'avoir
A y penser

--

Ecœurement
L'écœurement
Dans un lieu

Habité par ses meubles
Sa lumière
Engorgé

Il me vomit
En silence
Par chaque parole

--

En contact direct
Je voudrais toucher
Sentir ta peau
Y goûter
Attendre
Lécher
M'envahir

--

Sur un lit
A quarante sept centimètres
On ne bouge pas
Pas trop
On prend des livres
On se frôle
On se bouscule
(groupuscule au bord du gouffre)

--

La passion
Dans le jeu
Formalité de l'absurde
Sensibilité accrue
Le feu
Nos flammes
Le drame quotidien
Notre repas

La passion
Paresse
Béatitude de l'âme
Travail continu intempestif
Rien qui ne presse
(dans le vif du sujet)
Tu m'absorbes
Je m'absurde

La passion
Encore une fois
Aux multiples critères
Je n'en finis plus
De cocher
D'accrocher
D'approuver
De venir

--

Et la puissance de ces deux corps
Je les retiens
Par la tête

--

Entre eux deux
Il y a le corps

--

On se bouscule
De nos deux corps
Avec mordant

--

Crée
Tout
Quoique tu fasse
Toute ta vie

Crée
Encore
Toujours
A l'infini

Crée
Partout
Entrain
Même si

--

De l'avance
A prendre sur soi
Y penser
S'approcher
Savoir

--

Ni craintif
Ni convaincu
A l'idée de notre état
Où ? Qui ?
Quoi ?

--

Et maintenant
Parle moi soleil
Parle moi eau
Montre moi terre
Le vent, la roche
Les Hommes beaux

--

Fatalisme
Ne crois pas
Qu'accroché à notre gorge
Tu t'en tireras comme ça

--

Volonté
Perception
Religion
Miséricorde
C'est dans mes cordes
De croire en l'Homme

--

"Accueillir, observer
Mettre en pratique
Garder, tenir
Vivre
Suivre les pas
Accomplir le mieux possible"

Dans la croyance
En l'Homme
Dieu est là
Croire
A ce que l'on peut faire
Aimer soi
Aimer ses propres terres
Fertile
Pour mieux donner

--

La passion
Merci pour tout
Beaucoup
Des dimanches au bord de l'eau
Je trouve beau
Vous tous
Seul ou en lot

--

Si je pense
A la passion
C'est une trêve
Entre autres unes
Si je n'y pense pas
C'est que j'en vis


--

La confiance
(air confiance)
Délivrée
On aborde le sujet
La toute confiance
Ça y est

--

On m'a pris pour
Un Suédois
Un Russe
Un Allemand
Un Ukrainien
Un Turque
Un Franc
On m'a pris pour tout ça
Mais moi je n'en suis pas

--

"Mon parcours s'est arrêté au printemps,
plus je pleure, plus je pleure"

--

Le mois de Mars ne s'écrit pas.

--

samedi 20 février 2010

ça te dérange si je te louvoie ?

De la peau a coulé
depuis.

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pour "m'ajouter ce que je trouve"
au soir
contre l'oubli du matin
et si j'en parle
je tue "l'assentiment poli"
l'incohérence entre l'écoute et la pensée

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(petit bateau): armé de mon désir je me suicide dans tes yeux.

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Petite femme forte
tête d'enfant
corps sauvage
tendu tandis
que fusent les phrases
de sa bouche dorée

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alors que tout / tout apparait en elle
tout comme si / je lui appartenais

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sérieuses mes mains
à l'écrit
sérieux / en tout poing
à la ligne

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l'attente
dans l'action
quand tout reste à faire

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c'est pour eux
pas pour moi
tout pour eux
tout de moi
c'est pour eux
pour eux mieux

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les petites femmes fortes

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le jour où l'image ne suffit
plus / l'entracte

les strapontins en attente
de l'utilité suprême /
la ballade
pas à pas à pied
la vrai poussière

sur mon chemin.

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un classeur bleu dans une pile

sans avances / dans la pile
a classifier des feuilles

sans oeillets / à lignées

classeur bleu au milieu
d'autres feuilles
pour construire le tas
d'où : se tasser

compact, peureux, discret

se tasser ammassé dans une pile
de billets

fermer les yeux
voir venir.

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Des écorchures tout autour de nous
Remuent notre surface
Langue liée
Ancre profonde
Arriver, seul,
Au néant
Dans un conflit permanent

---

De son visage sur la photo chapardée
A me paraitre inconnu
Cette fille
Image, souvenirs
De ne me rappeler rien en détail
Sauf notre passion
visuelle
Du silence
De la parole
Sans la toucher
Sauf notre passion
Dont j'ai besoin
Pour mes viscères
Dont j'ai besoin
Fort
Dont j'ai besoin
Fier
Pour vivre à terre

---

pas un
un seul
l'arbre restant

---

panacée pragmatique
du mot, son significatif
j'appelle une poire un gland
maintenant
pensées ineffables, on s'accroche aux couverts

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Je t'ai beaucoup aimé,
il n'y avait pas
(juste le personnage)
je t'aimerai trés loin
de ce fameux amour que tu ne comptes point.

---

Y aller, y aller

---

Dans la sursensation
Dans la sursensation
Dans, sur
Sans ça
Rien

---

Un pas
Dans le verger
Sous la pluie
Sans rien
Juste l'herbe et les arbres
Pour voir venir
Le grillage

---

viens on parle aux oiseaux
on appelle une poire une poire
viens on parles avec le corps
viens on console les sapins morts

---

j'ai mes limites de ne connaitre
la vie
que par procuration

---

la tactique était bonne.

mardi 19 janvier 2010

elle n'arrive pas à trancher.

Ma bite en posthume comme Agnés Varda
Non merci
Je n'ai plus le choix
Je veux faire pleurer les foules
Puer la moule
Comme Sheila
Dix ans auparavant
Ca saigne maintenant
//
Je n'ai pas de mots
Amnèsie gènètique
L'oubli
Je me suis désappris
(pertes blanchâtres)
Sécrétion de vie
//
Des racines, des branches
Sous lesquels des deux ?
Sont racines / sont branches
Dans l'air
Dans la terre
Mais lequel des deux
A enfoui en moi ?
//
Le bonheur est de connaître ses profondeurs sans striller sa surface.
//
"L'absence est une solitude orgueilleuse"
//
A peine entré
En colère
Dans ce vide intérieur
Que je crie
A la lueur de mes pas

Par terre salé
Ou les autres s'étalent
Saignée de traces
A travers
L'insatisfaction

De mes mots
Je suis
J'assiste
Au noyau qui brûle
Dans le foyer
//
La misère
Dans son arc
Sous ses flèches
A travers une cible béante.
//
Mourons subitement
Engouffrons-nous
Jusqu'au corps
Âmes soufflées
Dans un dédale de vie
Que l'on creuse à l'année
//
Je suis ici
Ici
Sans place
Au pied de la place.
//
Tout un regard du rien.
//
A trop crever pour voir grandir
Les tourterelles grises
//
Je déchire ton image
Celle ou tu sentais bon
//
Poche de vie secrète
J'éternue là dedans
//
la dent contre
//
Panoramique sur tapis vert
//
Ce soir rien ne s'est dit
Et les mots meurent tranquilles.

samedi 2 janvier 2010

// compulation //

//
nous rencontrons
le reflet du désir
gueule béante,
dans ce corps
à affronter
là ou les points de la droite
s'établissent.
//
limbes améliorées,
acoustique.
tu me hurles
dans ce corps,
tes yeux sont un manteau.
//
appel / appel
l'appel
la boule au ventre
la marche à suivre
//
je numérote sans cesse sur le dos d'un piano.
//
appel / appel
attente
il n'y a seulement personne
et ta pensée qui me vente.
les mains sont froides, moites,
gelées,
réverbération d'une chaleur retrouvée.
le cri intérieur.
//
salissure de luxe pour tes beaux souliers.
la peau de fruit s'étale,
sur par terre corrosif,
instantané.
//
chaque jour
revêtir son manteau,
sinuer la montagne qu'il nous vient de bâtir.
//
la question d'y revenir pour apaiser,
son sang.
//
sous les fauteuils
palefrenier de la structure d'acier
je vomis la nonchalance déguisée
"ne vous écoutez pas, prononcez"
entamer les restes
et de sentir l'ampoule qui se perce au pied droit.
//
parler haut contre ces dix quarante
aux quatre coins du mur, les voix.
//
cellule précaire,
mie de pain.
les meubles se félicitent
de leur bois si plastique.
nous connaissons la fin du texte
lorsque les verres se renversent,
nous appuyons les deux seins:
l'odeur.
//
la vie est une planche à désir
découpe séculière,
deux parts,
un milieu de questions.
la vie, un désir
ma personne en question
sur la planche.
//
j'entrevois sa peau
j'entresens son odeur
à la percée
au bassin de la naissance du monde
je jouis
des narines
elle embaume la place publique
//
schéma de vie, un pas dans la neige
on glisse
les sexes se rencontrent et crient,
en ronde
à l'occasion.
//
ma main dans ta terre,
la peau de l'arbre
les feuilles heureuses.
je suis une fibre musculaire
au ventre vide
j'embrasse ton âme entière,
je déchire ces années.
//
les villes et les idées
aux commissures des corps
parlent doucement.
//
"malaxe ma présence avec tes phalanges"
//
il vole des plumes
//

mardi 15 décembre 2009

croc

la faim
requière
le fruit
fonctionne
s'installe
dans l'amour
dans chaque chose
d'où son emprise directe sur le monde
la faim
la vraie
l'estomac
l'origine

mercredi 9 décembre 2009

pente douce

Je sais qui tu es

Tu es l’antre de la folie qui tourne sur l’escalier du rêve

Tu arrives tu apparais

Il n’y a plus rien

Qui es-tu ?

Mais qui es-tu ?

Regarde

Regarde ces escaliers qui montent

Qui proposent un échantillonnage d’hormones sans âmes

Un échantillonnage de peau

Un échantillonnage d’horaires

Un échantillonnage d’étau

La gamme complète

Tu t’étales

Nous savons tous que tu ne vaux pas mieux que ça

Tu n’es que de la cendre

De la cendre tu entends ?

La cendre

Je suis une pomme de terre

Je me couvre de toi

D’une certaine manière

Je m’engage

Tu me couvres et

Tu me cuis

Tu me prépares

Tu me façonnes

Tu me façonnes ?

Non, tu me fascines

Tu m’accueilles et tu

Je suis une pomme de terre

Je suis une pomme de terre parmi d‘autres

Je suis une pomme de terre parmi d’autres pommes de terre

Une pomme de terre qui se transforme en cendre

La cendre n’a pas mieux à faire que de cuire

Cuire

Je suis cette pomme de terre

Pomme de terre au dessus d’un chariot

La récolte a été bonne

Toutes ces pommes de terre ne demandent qu’à cuire

Certaines restent exposées au vent, à la tempête et à la pluie

Elles ne perçoivent que la mixture qui nous dérange

Les techniques

La technicité actuelle nous fera perdre notre peau

Etre pomme de terre dans un sac de cinquante kilos

Ou dans un chariot

Dans un bac une charrette

Peu importe

L’anti germinatif fonctionne

(Bruit de klaxon)

Fonctionne même très bien

Personne ne s’y attendait vraiment

Les pommes de terre les plus flétries ne s’épluchent pas

Tu es là tu apparaîs

Il serait peut-être temps de changer l’eau des pommes de terre

Reste pomme de terre ou tu finiras en purée

lundi 30 novembre 2009

de nos viscères

l'envie

intemporelle
universelle
présente
véhémente
égoïste
incarnée
corrosive
insidieuse
vitale

l'envie

de vivre
de sentir
de risquer
de voir
de sourire
d'échanger
d'apprendre
de souffrir
d'emmener

l'envie

qui tourne
tourne
tourne
tourne
tourne
tourne
tourne
et tourne
tourne encore

l'envie
la